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Apnée du sommeil

Les troubles respiratoires survenant pendant le sommeil sont principalement représentés par le syndrome d’apnée obstructive de sommeil (SAOS).  Celui-ci est caractérisé par la survenue répétitive d’anomalies respiratoires pendant le sommeil. Ces anomalies sont des interruptions totales ou partielles de la respiration qui durent plus de dix secondes. Ces interruptions de flux respiratoire sont dues à une obstruction des voies aériennes supérieures (syndrome d’apnées obstructives du sommeil SAOS) ou à un défaut de la commande centrale de la respiration (syndrome d’apnées centrales).

Ce dernier cas représente 10% des cas de SAS. Les apnées peuvent être mix centrales-obstructives. Historiquement, le SAS a été décrit dans sa forme la plus sévère du syndrome de Pickwick (du nom d’un roman de Dickens) en 1956 puis a été complètement caractérisé en 1976. Les données épidémiologiques montrent qu’il s’agit d’une pathologie fréquente touchant ~5% de la population générale. Le SAOS est associé avec l’indice de masse corporelle et par exemple il est présent chez 40% des hommes obèses. Le SAS reste sous-diagnostiqué et il représente jusqu’à 59% des consultations pour hypersomnolence de jour et jusqu’à 30% des consultations pour insomnie chronique selon les différents services du sommeil.

Apnée du sommeil : quel traitement ?

Le premier symptôme de l’apnée du sommeil est la somnolence pendant la journée. Il est donc très important de traiter ce problème. Alors, comment soigner l’apnée du sommeil ? Dans les cas les plus avancés, il existe un traitement sous forme d’appareil pour apnée du sommeil (un masque) mais il existe également des solutions d’auto-diagnostic comme le SleepSensor.

Le coût du SAS non diagnostiqué est estimé en 2016 aux USA a près de 150 milliards de dollars. En ce qui concerne les maladies associées au SAS, les risques relatifs comparés à des sujets normaux de même âge sont de 2 fois plus d’hypertension artérielle, 3 fois plus d’insuffisance coronarienne et 4 fois plus d’accidents vasculaires cérébraux. L’hypertension est retrouvée chez 50 % des personnes qui présentent des apnées du sommeil. Le syndrome métabolique (diabète II) a 9 fois plus de chances d’être présent chez les sujets avec SAOS. Enfin, il existe un risque 5x plus élevé d’accident de la route (étude faite chez les routiers présentant un SAOS mais non traités).

Le syndrome d’apnées du sommeil est donc une condition fréquente qui diminue grandement la qualité de vie.